Quando Noctis - Folie Passagère ? III
Il se tient. Là, figé, droit, debout. Une fine cape flottant au vent léger, effleurant le sol de ses mouvements incertains. Les mains gantées de blanc entrouvertes, presque crispées, la paume tournée vers les hanches. Chaque plaque de son armure blanchie luisait au soleil couchant.
Il saisit l'un des bijoux sur ses cuisses, lève la main au ciel et hurle "Quando !" sa voix est sombre, lointaine.
Aussitôt il plie le genou gauche, pivote légèrement sa jambe droite afin qu'elle soit tendue et saisit de son autre main le deuxième jouet encore délicatement rangé. "Noctis !" et sa voix se perds dans le silence alentour accompagnant son bras descendant vers le sol.
Alors dans un mouvement en toute fluidité il se redresse, les bras tendus, menaçants. Il nous fixe, un léger sourire au coin des lèvres.
Mes compagnons ne bougent pas, personne ne fait feu, il as probablement perdu la raison... Que compte-t-il faire face à nos trois canons TT3 jumelés ? A son tour le capitaine prends la parole.
"Ecou..." *PAW*
L'inconscient ! Il vient de tirer sur le capitaine !
*PAW* *PAW* Ses gestes sont précis, les deux balles atteignent les deux servants du canon central tandis qu'il se permet une roulade de côté. A la fin de celle ci la crosse de son arme vient toucher le sol tandis qu'il crie "Noctis !"
De notre côté les deux premiers tirs s'enclanchent *BUUUuuu...*
Alors que les canons sont prêts à tirer les ténèbres gagnent le ciel plongeant notre homme dans le noir. *...uuu ... BOW* Chaque décharge retentit dans un lourd grondement, toujours accompagné de sa jumelle. Les sphères filent droit vers la derniere position connue de notre opposant éclairant les alentours sur leur passage.
"Quando !" *PAW* *PAW* La première balle fuse, atteint le canon de droite qui brille aussitôt d'une lumière vive alors que la deuxième atteinds mon camarade, à quelques centimètres de moi, en pleine tête.
...
Des bruits de pas approchent. La lumière revient peu à peu à la normale et je distingue une silouhaite se dirigeant vers moi. Alors que je relève la tête l'homme s'accroupi devant moi et laisse tomber ses chargeurs. Je le regarde perplexe, sans dire un mot. Il m'empoigne alors et me dépose sur son épaule.
"Qui sait où ce chemin te mènera ? Il n'y as au final ni ombre, ni lumière, ni bien, ni mal. Il n'y as que la violence, il n'y as plus que toi et moi."
Je tombe à nouveau dans les pommes, bercé par la marche de mon bourreau et porteur...
1 commentaire:
sympa tes textes !
sympa ton blog
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